retours des voyages chamaniques

Ici tu trouveras des retours des voyages chamaniques vécus avec l’Oracle du Voyage Chamanique par la communauté qui le possède.

Fais-moi parvenir ton voyage en commentaire ou par email, je l’intégrerai sur cette page.

Si tu souhaites garder du mystère sur le contenu de cet Oracle ne lis pas les voyages que tu n’as pas fait. Car les enseignements reçus concernent les voyages , le contenu des cartes et t’enlèveront une part de surprise.

Et si tu veux apprendre, bienvenue. Bon voyage.

Intention de A.S :
J’ai posé mon intention qui était de chercher l’équilibre entre vie pro et vie perso. Pour me sentir dans la zone, devrais-je totalement arrêter ma vie pro actuelle ou est-ce que mon équilibre est autre?
Je me suis mis en condition, j’ai faire une purification à la sauge du lieu et de moi-même. J’ai fait un rituel d’ancrage et de protection.

LA FORÊT

J’ai vu les taches mauves sur la carte majoritairement verte, et je me suis dit que même dans la forêt tout n’est pas vert, comme dans la vie, tout n’est pas rose.
Je me suis dit que la satisfaction est en nous et non en dehors. Qu’il est possible d’être heureux dans la paix comme dans la guerre comme il est possible d’être malheureux dans un palais en or. Je me suis dit que le monde extérieur ne doit pas influer sur mon monde intérieur et que peut-être ma question de continuer ou d’arrêter ma société n’était pas le cœur de mon bien être et ne définirait pas si je suis à ma place ou non.

J’ai regardé la carte qui forcément me parlait puisque c’était la forêt.
Je voyais dans le graphisme une chemin qui menait lui-même à un autre chemin.
Je me suis imaginé sur ce chemin en quête de quelque chose et je me suis dit que cette quête n’était qu’un chemin vers une autre quête.
Je me suis dit qu’une fois de plus, si c’est le bout du chemin que j’attends pour être satisfait, ce serait une quête veine.

J’ai lancé l’audio et l’ancrage fut très facile et puissant. Je me suis vu en un arbre plus petit et beaucoup plus vieux qu’avant. Mais plus robuste et inébranlable.

Devant moi, il y avait une pipe shipibo et un livre.
Je n’arrivais pas à lire la couverture du livre ni à l’ouvrir. Comme s’il était flou et les pages collées.
J’ai ensuite compris que c’était mon livre. J’ai pris la pipe et j’ai fumé.
Quand je me suis vu dans la forêt, fumant ma vénérable pipe, et que l’audio m’a invité à marcher dans la forêt,
j’ai pris une bouffée et j’ai soufflé la fumée. J’étais devenu la fumée et je voyageais prestement au travers des arbres.
Petit à petit, ma fumée se dissipait et intégrait la forêt.
Je devenais la forêt. Une sensation très différente de quand je me connecte à un arbre.
Je ressentais la forêt entière comme un seul et même corps.
Les feuilles qui bruissaient au rythme du vent était son poumon qui se soulevait et retombait dans une respiration rythmée par le vent.
Je ressentais l’atmosphère tout entier, je m’abreuvais de la pluie que dont je sentais les milliards de goutte me toucher au même moment, puis je sentais mon corps se crisper et se dessécher durant la saison sèche.
Je sentais les bulldozers me faire une nouvelle coupe. Cela ne me dérangeait pas car mes nouveaux arbres allaient réapparaître bientôt… bientôt pour le temps d’une forêt, peut-être pas pour celui de l’homme.
Je ressentais vraiment la globalité du mokuton, la grande forêt, comme étant un seul et même organisme qui m’avait absorbé sous ma forme de fumée.

Intention de F.P : 
Guérison de petits bobos (poignet, cicatrice, dent)

13 – 

Au début, arrivé dans le labyrinthe, je suis parti à gauche, car c’est toujours ce que je fais dans les jeux quand je suis dans un labyrinthe ou face à plusieurs portes. Cependant, mon corps ne voulait pas trop suivre, j’ai du forcer pour commencer à marcher. Mais une fois sur le chemin je me suis retrouvé comme dans un toboggan, emporté par un torrent le long du couloir. C’était drôle et amusant, mais ça n’a pas duré longtemps car ensuite je suis arrivé dans une autre petite pièce avec plusieurs choix.
J’étais serein et je me suis dit qu’au lieu de suivre les chemins et peut-être de me perdre, je n’avais qu’à prendre de la hauteur et sortir de mon corps pour survoler le labyrinthe et voir les différents chemins, ce que j’ai fait. J’avais une vue d’ensemble. 
A un moment je suivais un chemin, à pied de nouveau, très concentré sur le tambour, et je suis arrivé chez Alex. Je l’ai vu accroupi en train d’enregistrer le tambour ! J’étais juste derrière lui à gauche et je pouvais voir par dessus son épaule pendant qu’il jouait du tambour. Là je me suis rendu compte que j’étais allé dans le passé et qu’en fait le labyrinthe n’était pas physique mais temporel. Chaque chemin du labyrinthe pouvait m’amener dans différentes époques. Je voyais le passé, le présent, et le futur. J’avais des frissons sur tout le corps. Je me suis dit qu’il ne fallait pas que je reste là, dans le passé, donc je suis reparti. J’ai voulu essayer mais je n’ai pas réussi/osé à aller voir le futur.
Ensuite, quand est venu le temps de laisser derrière moi les anciens chemins, j’ai vu des grosses portes métalliques se fermer sur les chemins derrière moi, et j’ai laissé en cadeau pour les prochains voyageurs un chapeau et une écharpe. 
Pour le nouveau chemin j’ai décidé d’aller à droite pour une fois, moi qui allais toujours à gauche en premier avant. Donc j’ai pris le chemin de droite et j’ai commencé à avancer, mais mon corps ne voulait pas suivre et se retournait sans cesse. Au bout d’un moment ça s’est arrêté et j’ai pu marcher normalement et mon corps s’est rempli d’une belle énergie très sereine, c’était très agréable, le corps se relâchait et les énergies du corps semblaient circuler dans l’autre sens comme un renouvellement. Peu après j’ai vu plein de sphères blanches s’élever et se placer au-dessus du labyrinthe en illuminant le ciel. 
Ensuite j’ai appelé mon animal de la mort, et c’est un corbeau qui est venu. Je lui ai demandé un enseignement et il a commencé à me picorer partout sur le corps, en faisant des petits trous, comme un nettoyage énergétique (acupuncture, points vitaux et d’énergie chinois). Je l’ai remercié et c’était la fin du voyage.

Intention de A. S : guide sur mon travail pour retrouver ma forme sportive.

LE VENT

Le voyage a commencé par un long moment de maracas, très long. Je me suis demandé s’il n’y aurait que cela et j’ai décidé de me laisser porter par le son comme par le courant d’un fleuve ou plutôt le vent dans le ciel.
A l’appel de l’animal de pouvoir, j’ai attendu, rien ne venait. J’ai ouvert tous mes canaux, tous mes sens, physiques et subtils.
Finalement j’ai vu un genre de guerrier amérindien super classe à la forme physique très athlétique et puissante. Il portait des vêtements en peau de bison mais des plumes recouvraient la quasi-totalité de son corps et de sa tête.
Seules ses mains n’avaient pas de plumes mais des griffes. C’était des griffes puissantes mais ce n’étaient pas des serres de rapace. J’ai bien regardé me disant que j’avais peut-être mal vu. C’était bien des griffes de félin.
Tout en lui dégageait de la puissance.
Je me suis demandé “est-ce moi?” “est-ce un guide plutôt qu’un animal?” “Est-ce un hybride entre l’homme et l’animal?”
Je pense que ce n’était pas moi mais une partie de moi. La partie de ma puissance physique si explicite il y a quelques années.
Elle était là en tant que message pour me dire que cette puissance ne peut disparaître quelle que soit mon état physique. C’est une puissance qui se trouve à l’intérieur et non à l’extérieur.
Ce que je ne faisais que de manière externe avant, je le fais d’une autre manière aujourd hui. C’est en partie pour cela que j’ai pu développer certaines choses qui me seraient restées invisibles et inaccessibles avant.
Mais je peux arriver à utiliser cette force dans les deux dimensions, physique et psychique désormais si je fais ce qu’il faut pour que mon corps le permette.
A l’appel du second animal de pouvoir est venu… un paresseux.
Qu’as-tu à m’enseigner noble paresseux qui ne semble pas aussi puissant que le guerrier que je viens de quitter.
Le paresseux, ni offusqué ni surpris de ma question me répondit sereinement :
“Je vis dans la jungle, un des écosystème les plus rudes et dangereux de la planète. La compétition de la survie y est à son maximum dans une biodiversité à nul égal.
Je semble faible, je suis lent. Je ne semble pas adapté et totalement dépourvu face à tant de prédation.
Mais je suis là. La vie a des règles d’évolution extrêmement impitoyables et fait disparaître toute vie faible pour ne laisser la place qu’au forme les plus adaptées, les êtres les plus forts.
Alors pourquoi suis-je là? Pourquoi est-ce que j’existe?
Je pourrai être un singe si je l’avais désiré. L’évolution aurait pu me rendre rapide.
Les singes sont intelligents et intrépides. Pourquoi n’ai-je pas choisi cette voie. Pourquoi mère terre m’a-t-elle accordé la survie ?
La force ne réside pas que dans la rapidité ou la puissance physique. La force est à l’intérieur et je suis la preuve qu’elle peut bien égaler ce qui se trouve à l’extérieur.
Peu importe ton état physique ou ton âge, la puissance intérieur peut à elle seule égaler n’importe quelle autre puissance. Voici mon enseignement.”
En troisième partie, Il est demandé de trouver une offrande pour terre mère. En même temps que j’entendais la phrase, j’ai eu la vision très nette d’une fleur mauve, magnifique et hyper fragile. J’ai attendu quelques secondes pour savoir si c’était bien elle car j’ai vraiment eu l’impression qu’elle m’est apparu avant même les instructions. Mais oui, c’était bien l’offrande que je pouvais porter à terre mère. J’ai remercié en la donnant et en demandant qu’elle était le message de cette fleur. Le message était que cette fleur représentait la force vitale de la terre. Aussi fragile fut-elle, cette fleur, symbole de vie était indestructible. Que les bulldozers rasent tout, que les bombes nucléaires éradiquent chaque montagnes de la planète, cette fleur, symbole de la vie ne périra pas. Elle prendra le temps qu’il faudra pour se guérir mais notre planète EST la vie. Elle n’était qu’une immense boule de feu fut un temps mais elle créa la vie en partant de rien. Les dinosaures y ont résidés 200 millions d’années durant puis ont disparus. Nous y habitons depuis 200000 ans mais nous n’avons pas la force de détruire terre mère, seulement ses fruits du moment, c’est-à-dire une partie de la faune et la flore. C’est dommage. Mais après tout, nous-mêmes sommes ses enfants et cela fait partie de la force vitale de compétition qui habite chaque être sur cette terre. Notre conscience ou plutôt notre inconscience est à l’origine de la 6ème extinction de la vie sur terre. Ce n’est ni la première, ni probablement la dernière.
Réflexion perso hors méditation:
Qu’est-ce qui pouvait éviter cela connaissant les cartes que nous avions en mains depuis que l’homme a eu accès à l’intelligence? Probablement rien. Nous ne pouvons désormais que ralentir les choses mais pas stopper ce qui était écrit depuis le départ.
L’homme peut-il s’éveiller? Oui, pour certains peut-être? Mais pour qu’un éveil général arrive, il faudra que nous n’en ayons pas le choix. Et ce moment sera à la frontière de notre extinction.
J’ai dit que j’avais trouvé la partie maracas du départ longue mais j’avoue qu’à partir du moment où le voyage a commencé à être guidé, je n’ai plus aucun souvenir des sons… y avait-il du tambour ou est-ce les maracas qui ont continués, y avait-il simplement du silence ? J’étais belle et bien ailleurs, j’avais lâché prise avec la réalité matériel.

Et toi, tu nous partages ton expérience ?

A.
LE VOLCAN

Intention de B.P: 
Pas d’intention de départ

LA PYRAMIDE

Je me suis allongé dans le noir.
Dès que le voyage a commencé, une succession de questionnements me sont apparus. 
Mon mental ne cessait de fonctionner ou d’être dérangé par l’irrégularité des sons, le sens des mots, et d’autres. En un sens ça m’a permis de ne pas m’endormir.
J’ai imaginé que les antennes étaient des sortes d’extraterrestres qui sortaient de mon corps. Je me demandais pourquoi la lueur au niveau de mon cœur devait être dorée.
Je me suis retrouvé devant un sphynx puis devant des torches, mais je suis ressorti de l’expérience car ce n’était que des visions de film ou de déjà vu .
J’ai réfléchi aussi sur l’autorité mauvaise ou douce qu’on pouvait avoir sur les autres ou subir.
Mon intention était de ne plus être seul. J’ai besoin de quelqu’un.
La prénom d’une fille que je connais est apparu écrit, cela m’a surpris mais tout de suite j’ai réalisé que c’était normal, avec les réseaux sociaux je vois son prénom exclusivement par écrit.
La fin du voyage m’a fait du bien, surtout quand j’ai entendu “bienvenu chez toi”.
J’ai continué à me poser des questions ensuite mais c’est ce que je fais tout le temps.
Analyser.

Intentions de H. S :
Pas d’intentions.

LE VOLCAN

J’ai fait le voyage à la rencontre du volcan. Au début, j’étais immergée dans une infinité de couleurs orange. À la question « qui suis-je ? », j’ai souri… de toute évidence ce que je suis me plaisait et me procurait du bien-être. J’ai perçu, ensuite, un animal : le loup. J’ai apprécié de le revoir à ce moment-là ! Des sensations de pétillement sont apparues dans mes jambes, comme si elles étaient faites de champagne.

Puis il y a eu la visite des ombres… je n’étais pas effrayée, je survolais de grandes étendues parfois je tombais comme une pierre vers le sol et me redressai juste avant le choc. Je pense que, cette fois, c’est un oiseau qui m’a prêté ses yeux et son corps, peut-être un faucon ou un corbeau. Les sensations étaient plutôt présentes dans le haut du corps.

J’ai pensé que c’était cohérent de percevoir ses jambes que l’on peut physiquement voir dans la partie lumineuse du voyage et de percevoir son buste qu’il est plus difficile de voir dans la partie sombre du voyage.

En y repensant, peut-être que le lien est plutôt entre les jambes et le loup qui coure, et, entre le buste et l’oiseau dont le moyen de déplacement, les ailes, sont accrochées à son buste.

Enfin, juste avant la fusion, des jets d’eau formant un dôme sont apparus. En coulant, ils faisaient apparaître à chaque hauteur la couleur du chakra correspondant.

Je suis revenu dans mon état de conscience ordinaire. J’étais bien, détendue.

Intention de F.P :
Guérison de bobos et stress lié à une chute en moto lors de mon voyage au Costa Rica deux semaines plus tôt

LA CITÉE

Pendant l’ancrage, après avoir vu l’énergie orangée, bleue et dorée, pendant que je visualisais tout ça et que je rentrais petit à petit en méditation, j’ai soudain été transporté dans l’espace et je me voyais en train de flotter et entouré de plein de lumières blanches. C’était très agréable, j’avais des frissons et des larmes aux yeux presque. Comme si toutes les énergies avaient fusionné et m’entouraient. Et j’avais la forme d’un aigle en fait. Mais comme un aigle-robot, à la Power Rangers, quand tous les morceaux s’assemblent !
Ensuite le voyage continue et j’entre dans la Cité. J’étais surpris d’entendre de la musique latine, alors que je venais de revenir du Costa Rica ! Cependant, tout le reste du voyage, la cité que je voyais était plus une ville du nord de l’Afrique, genre la cité du désert d’un RPG ou à la Indiana Jones. Couleurs très jaunes et oranges, un marché coloré avec plein d’épices et de tentes, du sable etc. 
Arrivé devant les 4 portes, j’ai évidemment choisi l’aigle (vu dans l’ancrage) et cela m’a rappelé également lors de mon voyage au Costa Rica un moment où je roulais en moto au milieu d’une route entourée d’arbres, et un aigle s’est mis à voler au-dessus de moi sur quelques centaines de mètres, comme s’il me suivait et qu’on avançait ensemble. J’ai donc pris la porte de l’aigle, et en entrant, je suis redevenu un enfant. Au début je ne comprenais pas trop, mais je me suis rendu compte qu’en fait l’aigle me rappelait que lorsqu’on est enfant, on tombe souvent, on se fait mal, mais on se relève toujours. Ce n’est pas parce qu’on tombe une fois ou deux en essayant de marcher qu’on doit arrêter de marcher ensuite. Les bobos font partie de l’apprentissage, et ils ne sont pas graves. Et là je me suis mis à parler directement avec l’aigle, à moitié en rigolant, je lui disais “mais c’est quoi cet enseignement bidon, t’es un aigle, tu tombes pas, tu peux pas te faire de bobos !” et il me répond “ce n’est pas parce que je ne tombe pas que je ne peux pas t’enseigner quelque-chose”.  C’était marrant comme on discutait super normalement et super tranquille avec l’aigle. 
Ensuite il fallait que je cherche un puits pour y jeter une pièce. Je n’arrivais pas à trouver de puits, mais j’ai trouvé une fontaine. Au bout d’un moment j’ai réussi à changer la fontaine en puits. Cependant, je ne savais pas quoi jeter comme pièce. C’est là que j’ai compris qu’il fallait que je jette mon bobo (ma croûte au genou a la forme d’une pièce), comme pour me débarrasser de ma douleur. 
Ensuite, il fallait trouver un souhait pour l’univers et chercher à quel moment de notre vie il est devenu important. Ca a été très difficile pour moi de trouver juste un souhait, mais j’étais en mode “guérison” (d’autres problèmes également) donc j’ai décidé que mon souhait serait d’être guéri des problèmes de santé qui me stressent au quotidien.

intention de A. S
Mon intention était de recevoir de la guidance par rapport à mon jeun et à mon désir de me reconnecter à mon corps.

13

Le voyage a débuté directement dans un labyrinthe. Le rythme du tambour était très rapide et m’entraînait à toute allure dans les dédales du labyrinthe. J’étais tantôt un singe, tantôt une mygale qui courait et bondissait rebondissait de murs en mur, à vive allure. Puis augmentant encore la vitesse d’exploration, je suis devenu un serpent se faufilant entre les murs. Mais le labyrinthe n’était pas si grand et il ne semblait pas avoir d’issue. C’est alors que je me suis transformé en eau, investissant tous les couloirs à la fois. Le labyrinthe était sur un plateau carré, tel un échiquier. Je pouvais passer dans les interstices des murs si je le désirais.
Ne trouvant pas de sortie, ou plutôt, constatant qu’il n’y en avait pas puisque j’étais devenu un courant d’eau présent dans tout le labyrinthe, mon tumulte c’est calmé et l’eau c’est arrêtée. Elle est devenue stagnante. Très calme, j’inondais la totalité du labyrinthe.
Puis, j’ai commencé à m’évaporer et à m’élever. Le labyrinthe, sous moi devenait de plus en plus petit, jusqu’à devenir un grain de sable. Il a fini par disparaître. La sortie n’était donc pas située sur un mur mais vers haut.
J’étais une brume dans l’espace, infini. Un espace sans planète ni étoile, d’un noir insondable et d’un calme sans limite.
Je suis resté quelque temps ainsi, sans but ni même désire d’en avoir.
C’est alors qui fallut trouver mon animal totem en relation avec la mort.
Il m’est apparu mais la vision fut furtive et confuse. J’ai cru voir un poisson mais c’était plutôt une grenouille. Non, finalement c’est une salamandre qui s’est matérialisée pour me délivrer son enseignement.
Son enseignement sur la mort était une question : “qu’est-ce qui est important?”. La question était en rapport à la mort et donc à la vie. Je suis resté un moment avec cette question en suspend sans qu’aucune réponse n’émergea.
Après un certain temps, ma conscience revient fébrilement à la recherche d’une réponse que mon inconscient de délivrait pas. La réponse était “rien n’est important”. Puis ma conscience c’est à nouveau voilée laissant à mon inconscient compléter cette réflexion :
“rien est important sinon la capacité de savoir vivre pleinement chaque instant” On emporte rien dans la tombe et le passé n’a de prise sur notre présent que celui que nous voulons bien lui offrir, alors la vérité est que la seule chose importante est le moment présent. Non, c’est plutôt la façon de vivre le moment présent qui est la chose la plus importante. Voici l’enseignement de la salamandre.
Ensuite, je me suis “rassemblé” dans le sens que mon esprit dans cette espace infini noir s’est remobilisé en un point et a ensuite reformé un corps.
Il a fallu laisser un cadeau dans le labyrinthe pour les prochains. J’ai laissé des larmes. Je les ai saupoudrées sur toutes la surface pour montrer aux suivants que ce n’est pas facile mais aussi pour les aider en fluidifiant leur passage.
Je suis redescendu dans le labyrinthe mais je suis passé dessous, les pieds collés au bas du plateau et la tête en bas, insensible à la gravité. C’est comme si j’étais devenu maître du jeu et que je pouvais faire fi des règles.
Je me suis assis en tailleur sur ce plateau lisse.
Puis le plateau s’est recourbé et à pris la forme de mon assise et à enveloppé mon dos puis mes bras. Je pouvais maintenant voir les méandres du labyrinthe sur mon corps. J’étais devenu le labyrinthe et je pouvais faire rouler une bille dans les couloirs. Quand j’en ai eu assez, j’ai fait voler en éclat les murs pour retrouver mon corps.

Le 2e rappel.
Durant le rappel, il fallait trouver un animal totem pour retrouver et réintégrer les morceaux de soi qui avaient été perdu. C’est un héron qui est venu. Il a usé de son long cou et de son grand bec pour picorer des petites pépites de lumière. Soit il me les réintégrait dans le torse, soit il les secouait et les rejetait. Parfois, il plongeait son bec dans mon torse pour attraper d’autres morceau et les jeter au loin. Je l’ai remercié.

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